Réalisation : Rhys Frake-Waterfield
Année : 2026
Pays : Royaume-Uni/États-Unis
Casting : Richard Brake, Jude Evan Lloyd, Cameron Bell, Robert Englund,...
Durée : 1h22
Note : 4/6 (Dahlia)
James, en plus d'être récemment orphelin, perd dans la foulée son meilleur ami, emporté par un cancer. Il va vivre chez son grand père qui lui offre une poupée de bois afin de l'aider à faire son deuil.
Rhys Frake-Waterfield, réalisateur du mauvais Winnie-the-Pooh: Blood and Honey, affligeant de nullité et qui marqua - d'un mauvais pied donc - la naissance du super concept de la Twisted Childhood Universe dont Pinocchio : Unstrung est le cinquième film (Popeye, que je recommande encore moins que Winnie et Screambot, appartiennent à des productions indépendantes et ne sont pas intégrés à la continuité du TCU). Je n'ai pas osé donner une chance à la suite du premier Winnie (retour ici), mais pour celui-ci, étant présenté au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) dans la catégorie "Midnight Movies", la tentation fut trop grande.
Tout d'abord, mon cœur fit un bond, je n'avais pas regardé le casting au préalable et l'arrivée de Richard Brake me mit en émoi (un de mes acteurs fétiches au charisme fascinant). Il interprète ici le grand-père, l'emblématique Gepetto, le créateur de Pinocchio.
Semblable au conte, Pinocchio a la naïveté d'un petit garçon, doté d'une conscience vierge ne sachant pas ce qui est bien ou mal. Il va s'attacher à James et aspire alors à devenir un vrai petit garçon comme lui, allant jusqu'à être prêt à tout pour le protéger.
Premier de la saga du TCU à adopter le ton de l'humour noir, j'ai eu un rictus en coin tout le long et parfois même des gloussements s'échappèrent comme lorsque Pinocchio est en FaceTime, ou encore sur la scène Jaws-like.
Tourné avec des effets réalisés à la main avec de vraies marionnettes et animatroniques : rien en CGI et ça fait plaisir ! On est loin du latex tout pourri de Winnie-the-Pooh et c'est surtout bien plus gore !
Bon, les maquillages ne sont pas à la hauteur d'un maître de l'art comme Damien Leone (la saga Terrifier) mais le gore potache est bien fun s'en donnant à coeur joie dans des morts/tortures toujours inventives.
Mis à part Peter Pan que j'ai trouvé sympathique malgré ses défauts et incohérences, Pinocchio : Unstrung rehausse la saga. Bien plus rythmé que les autres, plus gore, moins cheap avec un casting qui sait jouer (mention aussi à notre Robert Englund qui donne sa voix pour Cricket) j'ai trouvé ça bien chouette, et ça m'a même donné envie de donner une chance à la suite de Winnie The Pooh !
-Dahlia-
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