Réalisation : Adrian Chiarella
Année : 2026
Pays : Australie
Casting : Joe Bird, Stacy Clausen, Mia Wasikowska,...
Durée : 1h28
Note : 4,5/6 (Dahlia)
En Australie, dans une petite communauté religieuse, deux jeunes hommes doivent lutter contre une entité démoniaque/homophobe lâchée lors d'une intervention pour "soigner" l'homosexualité...
Leviticus, présenté au Festival européen du film fantastique de Strasbourg (FEFFS) dans la catégorie "Compétition internationale de films fantastiques" est le premier long métrage d'Adrian Chiarella qui choisit un sujet fort et d'actualité en explorant les origines de l'homophobie : la religion.
Quelques films (une poignée) existent sur le thème de ses conversions barbares comme Les enfants de Dieu de Frauke Lodders, plus connu Boy Erased de Joël Edgerton, Prayers for Bobby de Russel Mulcahy, ou encore également un documentaire glaçant Pray Away de Kristine Stolakis (visible sur Netflix). Leviticus aborde donc un thème déjà traité au cinéma, mais en choisissant cette fois de passer par le fantastique et l'horreur.
Et chapeau pour un premier film !
Après une introduction horrifique le film nous captive avec la relation amoureuse naissante de deux jeunes hommes, tous deux faisant partie d'une communauté religieuse conservatrice.
Le tout m'a embarqué, visuellement beau avec ses cadres bien soignés, sur la lumière et les couleurs, le film a une jolie identité visuelle sans en faire des tonnes.
J'ai aussi beaucoup aimé le travail sur la bande-son, qui participe vraiment à la tension. La musique accompagne bien les moments plus intimes entre les deux garçons mais sait aussi devenir beaucoup plus pesante lorsqu'on bascule dans l'horreur. Les silences et les bruits ambiants ont également leur importance, ce qui rend certaines scènes assez oppressantes.
Un film d'horreur qui n'a pas besoin de jump scare et qui mise tout sur son ambiance anxiogène et qui fait notamment penser à l'excellent It Follows de David Robert Mitchell.
Leviticus bénéficie également d'un très bon casting avec Mia Wasikowska (Club zéro, Crimson Peak) et Joe Bird qui était également dans l'excellent film des frères australiens Philippou (il choisit bien ses projets).
Dommage juste que quelques éléments ne soient pas assez développés, notamment la mère de notre protagoniste, et que les règles de l'entité soient parfois un peu bancales.
Et même si le film n'est pas parfait, je trouve qu'il réussit surtout à ne jamais perdre son côté humain. La relation entre les deux garçons reste au centre et c'est probablement ce qui fonctionne le mieux. C'est aussi une histoire d'amour qui essaie simplement d'exister dans un endroit où elle n'a pas le droit de le faire. Et pour un premier long métrage, c'est plutôt une jolie réussite.
Leviticus s'inscrit dans la vague particulièrement réjouissante des films d'horreurs australiens réussis !
-Dahlia-
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