Réalisation : Nikias Chryssos
Année : 2026
Pays : Allemagne
Casting :Sandra Guldberg Kampp, Elina Löwensohn, Zlatko Burić, Vincent Romeo,...
Durée : 1h30
Note : 3/6 (Dahlia)
Sophie, jeune joueuse de tennis américaine, débarque dans une prestigieuse académie européenne où elle espère devenir une athlète de haut niveau. Mais entre les entraînements particulièrement hardcore, les méthodes douteuses des encadrants et les autres joueuses qui semblent prêtes à tout pour gagner, elle va rapidement comprendre que cette académie n'est pas vraiment là pour faire dans la dentelle.
Nikias Chryssos est un réalisateur allemand présentant son quatrième long métrage au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) dans la catégorie Compétition "Midnight Movies".
L'idée de transformer la souffrance et la pression du sport de haut niveau en body-horror est plutôt chouette. Le film joue beaucoup sur la douleur physique, la compétition et cette logique où il faut écraser les autres pour réussir.
Il y a aussi une petite ambiance à la Suspiria qui fonctionne bien, avec une esthétique travaillée et quelques scènes gores assez réussies.
C'est clairement dans l'ambiance et le visuel que le film m'a le plus parlé.
Par contre, ça manque pas mal de rythme et de tension. Les horreurs de cette étrange académie sont tellement rapidement évidentes qu'il reste finalement assez peu de mystère ou de suspense.
Dommage aussi que les personnages ne soient pas davantage développés. Les autres joueuses restent assez en surface et même notre protagoniste garde une certaine distance avec nous, ce qui rend difficile de vraiment s'attacher à elles ou à ce qui va leur arriver.
Par ailleurs, le casting est sympathique, un vrai melting-pot de nationalités, avec des acteurs venus des quatre coins de l'Europe et des États-Unis. Et c'est toujours un plaisir grisant de retrouver Zlatko Buric ( "Milo" dans les Pusher). Il y a aussi Elina Löwensohn qu'on peut également retrouver au FEFFS dans le film Nadja de Michael Almereyda.
Et même les inconnus au bataillon tiennent bien la route, petite mention d'ailleurs pour l'acteur belge Vincent Romeo qui rend ici une prestation géniale, où il joue une espèce d'Igor (Frankenstein) assez malsain.

Bloody Tennis n'est pas vraiment intense malgré un concept qui aurait pû l'être beaucoup plus. Il en reste des idées, l'esthétique et les scènes "body-horror", le tout demeure bien sympathique pour un midnight movie.
-Dahlia-
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