Réalisation : Jan Komasa
Année : 2026
Pays : Pologne/Royaume-Uni
Casting : Stephen Graham, Anson Boon, Andrea Riseborough, Kit Rakusen,...
Durée : 1h50
Note : 5/6 (Dahlia)
Tommy un jeune délinquant qui passe ses soirées entre drogues, sexe et boîte de nuit, se réveille enchaîné dans la cave d'une étrange famille.
The Good Boy est le neuvième film de Jan Komasa (que je découvre avec celui-ci) présenté au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) dans la catégorie "Crossover".
On découvre d'abord Tommy comme une véritable tête brûlée, qui semble prendre un malin plaisir à vivre dans l'excès. Lorsqu'il se retrouve enfermé dans cette cave, on pourrait s'attendre à avoir immédiatement envie de le voir s'échapper sauf que c'est tout le contraire.
On apprend assez vite que cette famille a ses raisons, notamment liées à un deuil, et plus le film avance, plus notre perception de Tommy et de ses geôliers se brouille.
Je me suis complètement laissée porter, sans vraiment chercher à deviner où le film voulait m'emmener. Et c'est plutôt agréable car The Good Boy ne cherche pas constamment à en faire des caisses. On s'attend à ce que ça finisse par exploser, mais le film reste étonnamment calme, installant une ambiance psychologique de plus en plus tortueuse.
Le huis clos possède un petit goût d'Orange mécanique, avec cette volonté de rééduquer un individu par des méthodes particulières. Sauf qu'ici, le film préfère souvent le malaise et la retenue à la violence spectaculaire.
La force du métrage réside également dans son casting. Stephen Graham est plus que brillant, comme à son habitude mais ses camarades ne sont clairement pas en reste. Anson Boon (1917, Crawl,...) est incroyable dans son jeu, il parvient à rendre Tommy suffisamment détestable au départ pour que son évolution fonctionne sans tomber dans quelque chose de trop facile. Ou encore Andrea Riseborough (Mandy, Possessor,...) à l'apparence et à la présence presque fantomatique qui prendra un aspect plus humain et coloré au fil de l'intrigue.
Il reste bien une ou deux questions en suspens à la fin, mais osef, j'imagine que c'est volontaire. Et puis, je n'aurais pas dit non à une heure de plus dans la continuité de l'histoire tellement j'étais prise dedans.
La fin m'a d'ailleurs touchée, plus que je ne l'aurais imaginé.
The Good Boy n'est pas parfait, mais suffisamment étrange, prenant et imprévisible pour que je me sois laissée embarquer jusqu'au bout.
-Dahlia-
Je debarque au festival, j'espère vous y voir
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