The Furious [Kenji Tanigaki]

Avis The Furious de Kenji Tanigaki


Réalisation : Kenji Tanigaki

Année : 2026

Pays :  Hong Kong

Casting : Miao Xie, Joe Taslim, Yayan Ruhian, Brian Le,...

Note : 2,5/6 (Dahlia)
                 

Témoin de l'enlèvement de sa fille, Wang Wei se lance à la poursuite de ses ravisseurs et, sur leur piste, croise Navin, dont la femme, journaliste, a mystérieusement disparu. Tous deux sont animés par le même désir de vengeance.

Avis The Furious de Kenji Tanigaki

Kenji Tanigaki est surtout connu pour sa carrière de cascadeur et chorégraphe, notamment sur le très mauvais SPL de Wilson Yip - où la meilleure scène du film est le combat contre Sammo Hung - ou encore sur Raging Fire, See You Tomorrow, etc...
Je n'ai vu aucun de ses films en tant que réalisateur, mais ce n'est certainement pas celui-ci qui me donnera envie de les découvrir.

Surexcitée par cette sortie sur grand écran, vendue mondialement comme le digne successeur des The Raid, et après une introduction des plus prometteuses montrant quelque chose que l'on évite encore aujourd'hui au cinéma, j'étais prête à ouvrir grand les bras à The Furious. Par conséquent, la déception n'en fut que plus brutale.

Ma note serait de 1/6 sans les combats ; je monte à 2,5/6 malgré les accélérations de mouvements pénibles au montage. En plus de gâcher les chorégraphies, elles leur donnent un effet cartoonesque. C'est d'ailleurs une différence importante avec les The Raid, où Gareth Evans privilégiait une vitesse de mouvement naturelle et moins de tricherie au montage, ce qui générait une sensation de brutalité très réaliste.

Autre point qui vient saboter les scènes de bagarre : la bande originale. Dans les The Raid, elle est plus discrète et les combats reposent davantage sur le bruit des impacts. Ici, en plus d'être too much dans ses choix, l'ambiance sonore est envahissante et me sortait constamment des meilleures scènes du film, à savoir ses combats.

Une autre distinction majeure concerne la langue. Dans The Furious comme dans The Raid 2, le casting est international. Dans le premier, Kenji Tanigaki fait le choix de tourner principalement en anglais - qui n'est pas la langue maternelle de la plupart des acteurs - , ce qui donne des dialogues paraissant moins naturels et moins convaincants.
À l'inverse, dans le second film cité, Gareth Evans avait favorisé l'authenticité linguistique. Même avec un casting de nationalités diverses, les personnages parlaient principalement la langue correspondant à leur origine et à leur milieu. Cela renforçait l'immersion et la crédibilité du monde criminel dépeint dans le film.
Pour continuer sur la question de la « crédibilité », les personnages policiers dans The Furious sont écrits avec les pieds : des archétypes simplistes et grossiers pour un résultat particulièrement cringe.

Je ne veux pas bouder mon plaisir de voir ce genre de film sur grand écran, mais bordel, quelle débandade intergalactique... L'ensemble rend le métrage franchement chiant sur la durée.

Heureusement qu'on apprécie le casting : Joe Taslim et Yayan Ruhian (Mad Dog), tous deux découverts dans The Raid, ainsi que Miao Xie, notre héros mutique, vu dans La Légende du Dragon Rouge ou encore Agent spécial avec Jet Li.

Avis The Furious de Kenji Tanigaki

Ce que je retiendrai de The Furious, ce sont ses chorégraphies, et surtout celle de l'avant-dernier combat à cinq : toute la séquence y est fabuleuse. Mais oser comparer ce film aux The Raid simplement parce qu'il y a deux acteurs en commun et de la bagarre... NON.

-Dahlia-

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